Les Monuments de Toulon
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Un architecte Toulonnais Marc VUILLEMIN

Né le 11 octobre 1942, il fait ses études à Bon Accueil, puis aux Beaux Arts à Marseille. Diplômé en février 1968, coïncidant avec le décès de son père, il reprend l'agence paternelle en association avec Jean Claude Bousquet. Souvent original, déroutant, tout en gardant les pieds sur terre, dans ses projets, ses coups de gueule et son humour décalé, il applique à la lettre les paroles de Fernand Pouillon : " j'aimerais que les architectes aient plus souvent de la boue sur leurs chaussures et du plâtre sur leurs châpeaux ! " Ecouté et apprécié sur les chantiers pour son écoute, sa tolérance, son savoir et sa ténacité à trouver toujours la meilleure solution, il crée l'Unité d'Architecture avec les pionniers Linossier, Bousquet, Beauregard en 1973. On lui doit de nombreux ouvrages à Toulon qui ont façonné la physionomie de la ville. Notamment : le Martin Pécheur, 3 immeubles sur la corniche Frédéric Mistral (le Santa-Fé, le N'Gor, le Cambérènne), l'usine de salaison Roure, le Port Marchand, la réhabilitation de Dumont d'Urville, un ensemble de villas aux Routes (l'Oratoire), 80 villas à la Garde (Provence village), le Petit Hameau, la tribune d'honneur du stade Mayol, le Palais des Congrès, la mairie annexe du Pont du Las ... Passionné par son métier, il met toujours en avant qu'un bon architecte est avant tout un artiste.

La Place Gabriel Peri

Gabriel Péri, résistant pendant la deuxième guerre mondiale, a fait preuve d'un courage exemplaire, ne regrettant rien de son engagement de résistant même face à la mort.

Le Palais de Justice

Regardez, sur la façade plus particulièrement les balances de part et d'autre du bâtiment.
Les plateaux ne sont pas en équilibre.
Tout simplement parce que l'entrepreneur n'a pas été intégralement réglé de ses travaux et a voulu dire que la justice n'était pas juste avec tout le monde, enfin surtout avec lui...

L'Eden Cirque (rue Lazare Carnot)

C’est dans la rue Lazare Carnot que se dressait l'Eden cirque, bâtiment circulaire dans le plus pur style 1900, qui fut un fiasco financier étant trop éloigné à l'époque de la ville.

Le colonel Cody (Buffalo Bill) en personne avec d'authentiques peaux rouges s'y produisit en 1906.
Il fut l‘ami de Mistral notre célèbre poète.

Le Jardin Alexandre I

Profitez tant que vous le pouvez encore de la fraîcheur à l'ombre des cèdres et des magnolias du jardin Alexandre I.

Alexandre I, Roi de Yougoslavie fut assassiné sur la canebière à Marseille le mardi 9 octobre 1934. En visite en France pour renforcer les liens entre nos deux pays contre l’Allemagne hitlérienne et l’Italie fasciste, il est accueilli par le ministre des Affaires Etrangères Louis Barthou et le ministre de la Marine François Piétri. En remontant la Canebière à bord d’une voiture décapotée il est assassiné par un nationaliste macédonien , Velicko Kerin qui s’élance vers lui un pistolet la main en criant
« Vive le Roi ». Louis Barthou tombera lui aussi sous les balles du macédonien.

Le chargé d'affaire français en Yougoslavie, Mr Knobel qui lui avait souhaité lors de son départ de Yougoslavie bon voyage lui avait déclaré : - Vous allez trouver en France quarante millions d'amis ! Et peut-être aussi quelques uns de mes ennemis les plus acharnés !, avait répliqué le roi. Ce furent les premiers coups de feu de la deuxième guerre mondiale.

Admirez le buste de Pierre Puget par Injalbert et le monument aux morts d'honoré Sausse.

Louis XIV accompagné de D'Artagnan entre à Toulon par la porte saint Lazare en 1662 le 6 février. Le Chevalier Paul, célèbre marin acharné contre les pirates barbaresques, reçoit le Roi et sa suite dans sa demeure qui se situait ici. Pour plaire aux dames de la cour, il avait fait remplacer les oranges de ses orangers par des oranges confites, voulant leur faire croire qu'ici grâce au soleil tout était douceur... seriez vous capable de faire de même pour plaire à votre belle!

Léon Vérane disait de lui :

« C'est ce Paul dont l'expérience
Gourmande la mer et les vents,
Dont le bonheur et la vaillance
Rendent formidable la France
A tous les peuples du levant »


Le Musée de La Ville

113 avenue du Général Leclerc.

C'est en 1887 qu'est édifié le musée-bibliothèque à l'extrémité ouest du boulevard de Strasbourg, sur les plans de l’architecte Allar pour abriter les nombreux tableaux, gravures et sculptures, propriété de la ville, exposés, jusque là, sur les murs des salons de l'Hôtel de ville.

De style Renaissance italienne, ce bâtiment abrite le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulon, le musée d'art, et la bibliothèque de la ville.

Le Musée d'Art

113 avenue du Général Leclerc. Ouvert tous les jours de 12h à 18h sauf lundi et jours fériés. Entrée gratuite

Le musée d'art propose des collections d'art contemporain (photo, peinture, sculpture) mais aussi et surtout des œuvres de peintres paysagistes provençaux et toulonnais dont l'un des plus illustres est sans aucun doute Vincent Courdouan (1810-1893).

Lors de votre visite du sentier des douaniers vous retrouverez les paysages vus au musée qui furent le sujet de prédilections des maîtres provençaux du XIX°.

La peinture provençale : pour le 17ème siècle, Michel Serre, Meiffren Comte ; pour le 18ème, Fragonard, des paysages de l'école provençale du 19ème siècle, Aiguier, Cordouan.

Vous pourrez admirer également les oeuvres des Orientalistes, Ziem Tournemine, Jules Laurent et des Fauves, Camouin, Verdillan, Chabaud ...

Les oeuvres contemporaines viennent également compléter cette belle collection avec les nouveaux réalistes comme Arman, César ou Niki de Saint-Phalle, ou les adeptes de l'art minimal, comme Don Judd, Dan Flavin, le groupe français d'avant garde support surface …

Une belle collection de photographies : Cartier Bresson, Faucon....

Le Muséum d'Histoire Naturelle

113 avenue du général Leclerc.
Ouvert tous les jours de 9h à 18h week-end de 11h à 18h fermé jours fériés. Entrée gratuite.

La collection du Muséum couvre les principales disciplines naturalistes (botanique, minéralogie etc...). S'y déroulent régulièrement des expositions sur la faune et la flore de la région, sur les minéraux. Une salle est consacrée à la paléontologie : ne manquez pas la reproduction grandeur nature du Variraptor, dinosaure de la fin du Secondaire découvert dans le Var.

La Banque de France (avenue Vauban)

Le 16 décembre 1992 le casse de la Banque de France a défrayé la chronique.
150 millions de francs ont été dérobés en moins d'une heure grâce à la complicité d'une des comptables, Hélène Renaux qui par amour s'est laissée entraînée. L'opération a été menée d'une main de maître. Un des gardiens et sa famille ont été pris en otage puis utilisé comme cheval de Troie. Muni d’une ceinture d'explosif, qui s'avérera sans dangerosité puisque le détonateur n'était pas relié, il forcera ses collègues à lui ouvrir la banque à 17h15, puis à laisser entrer le commando de gangsters.
Une heure plus tard ils repartaient sans être inquiétés. Seul 1 million de Franc sera récupéré. Hélène Renaux et quelques membres seront interpellés. La cour d'assise du Var prononcera des peines de 1 à 18 ans d'emprisonnement.

Rue de La Comédie « Les Fantaisies Toulonnaises » au n°1 ou 2

De 1770 à 1862 (construction de l’opéra de Toulon) se tenait derrière cette porte les spectacles Toulonnais. Cette salle fut construite par l’orfèvre Nicolas Boullet. Sur son fronton le commerce et les arts.

Après 1862 la salle périclita. Elle fut un hangar pour les décors, un garage.
Aujourd’hui une salle d’exposition.

Notons que Clemenceau y tiendra une réunion particulièrement houleuse.

La Place de La Liberté

Véritable place centrale du Toulon haussmannien et point de ralliement pour beaucoup de toulonnais, la Place de la Liberté a été créée lors de l'expansion de la ville en 1852. Cette expansion a été décidée par Louis Napoléon Bonaparte lors de sa visite à Toulon à la plus grande satisfaction des Toulonnais. En effet la ville s’étouffait entre ses remparts. En faisant tomber ceux du Nord la ville pu reprendre un nouveau souffle.

D'abord appelée Place d'Armes, elle ne prend le nom de Liberté qu'en 1889. Aux abords de la place, on trouve deux réalisations architecturales remarquables : le Grand Hôtel au Nord et le bâtiment des Dames de France, aujourd’hui Galeries Lafayette à l’Est. C'est dans cet immeuble qu'habitait Maurice Arreckx maire de Toulon de 1959 à 1985 et Président du conseil général du Var 1985 à 1995 qui défraya la chronique. il est éclaboussé par l'assassinat de Yann Piat en 1994. Il perdra cette année là les élections cantonales contre Éliane de la Brosse (FN), ce qui fut le début de la conquête de Toulon par le Front National.
Mis en examen pour corruption, il sera incarcéré aux Baumettes dans la même cellule médicalisée que Gaston Dominici. Il arrosera le pommier que ce dernier avait planté dans la petite cour.

L’affaire Dominici : Dans la nuit du 4 au 5 août 1952 Jack Drummond, sa femme Anne et sa fille Élisabeth sont tués à quelques mètres de la ferme familiale des Dominici. Les fils du patriarche l'accusent. Gaston avouera avoir vu Mme Drummond se déshabiller, lui avoir proposer une relation qu'elle accepta. Le mari alerté par le bruit fut réduit au silence par Dominici. Il réitérera ces aveux 9 fois mais se rétractera 5 fois. Il sera condamné à mort après une défense malhabile et malgré l'absence de preuves. René Coty commua la peine et le Général de Gaulle le libérera en 1960. Il finit sa vie auprès d'un moine Bénédictin.

Le Grand Hôtel a été conçu par l'architecte Jacques sur commande d'un richissime tanneur du nom de Salasc, construit de 1868 à 1869. Quelques années plus tard, les chambres de l'hôtel ont fait place à des appartements.

L'histoire de la Place de la Liberté est intimement liée à celle du Monument de la Fédération, la fontaine au centre de la place. Œuvre des frères Allar, le Monument de la Fédération, aussi appelé "Statue de la Fédération", dont l'inauguration en 1890 devait célébrer le centenaire de la Révolution Française.

Parce que le 14 juin 1889 M. Dutasta, Maire de Toulon décède. La cérémonie est reportée sine die. L'inauguration sera faite par le Président Casimir Perrier lors de sa visite à Toulon en 1890.

La Place de la Liberté est demeurée le lieu de promenade privilégié de la jeunesse toulonnaise. Les travaux de réaménagement ont été terminés en juillet 2005.

À l'angle nord-ouest, vous pouvez apercevoir un bâtiment de verre qui était le siège de la caisse d'épargne avant de devenir celui de Toulon Provence Méditerranée Agglomération qui regroupe les villes de Hyères à Saint-Cyr.

Le Tribunal Administratif (Place Victor Hugo)

Au bout de la rue H. Duprat vous longerez un superbe bâtiment haussmannien qui fut la première caisse d'épargne de Toulon.
Admirez le clocher d'angle élégamment élancé vers le ciel.

L'Opera de Toulon (Place Victor Hugo)

Sur le coté gauche la statue grandeur nature de Raimu, célèbre acteur Toulonnais, qui a su si bien porter à l'écran les personnages de Marcel Pagnol. Qui ne se rappelle pas de la partie de cartes dans « Marius ».

Nous sommes ici sur la limite nord des anciennes fortifications. A l'est de la place les immeubles ont été surélevés sur une base plus ancienne allant du XIIème au XVIIème, au sud s’étend la vielle ville, à l'ouest les immeubles sont contemporain de l'agrandissement de la ville en 1852.

Napoléon III a fortement marqué la ville actuelle qui jusqu'en 1852 était encore enserrée par ses fortifications. Les murs tombent et la ville s'étend au nord vers le Faron. C'est grosso modo la partie au dessus du boulevard de Strasbourg qui ne manque ni de charme ni d'éclat.

L’Opéra est célèbre pour son acoustique. N'a-t-il pas été construit par Léon Feuchères sur les plans de Garnier (Opéra de Paris)... c'est un pur chef d'œuvre Napoléon III. Si vous avez la chance de le visiter ou d'aller écouter un opéra allez au foyer. Vous verrez un immense tableau représentant la farandole de l'opéra Pétrarque écrit par Hyppolite Duprat notre médecin musicien qui ne connut la ni la chance ni la renommée alors qu'il l'aurait bien mérité.

Si l'opéra tourne le dos au boulevard de Strasbourg c'est qu'il avait été prévu l'aménagement d'une avenue allant droit vers la mer. Mais n'oubliez jamais qu'à Toulon tout est fait pour ne pas voir la mer.

De style néo-classique l’opéra a été inauguré le 1° octobre 1862,soit 13 ans avant l'opéra Garnier de Paris. Conçu par Léon Feuchères sous les auspices d'Apollon, ce temple de la musique jouit d'une acoustique exceptionnelle.

La façade principale est dessinée sur le nombre d'or comme le Parthénon d’Athènes construit par le célèbre Phidias. Il est considéré comme une des clefs du monde ou comme le critère de beauté par excellence. On retrouve ce nombre dans les étamines du tournesol. Regardez autour de vous, quel monument d’une particulière beauté est soumis lui aussi à la règle du nombre d’or ? Le corps de votre amie bien sûr, puisque les proportions du corps humain obéissent à ce nombre. Ce soir, vous pourrez le vérifier. La règle est simple : deux longueurs (a et b) respectent la proportion d'or si a/b=a+b/a.

À l’entrée des artistes sur le Boulevard de Strasbourg. Au dessus de la porte trône Apollon. Apollon, comme personne ne le sait, est le dieu de la lumière, de l’art et de la musique. C’est lui qui a terrassé le serpent Python, symbole de l’obscurantisme. Au dessus de lui admirez les six muses (danse, comédie, poésie épique, poésie lyrique, tragédie, musique) œuvre du sculpteur Toulonnais Marius Montagne élève de Rude (1828-1879).

Sur le coté ouest les niches sont restées vides, la guerre de 1870 étant passée par là. Moralité faite l'amour et pas la guerre si vous aimez le beau et la sculpture.

L’opéra qui est considéré comme l'un des plus beaux de France, le plus grand de province (il peut accueillir 1800 spectateurs assis), et jouissant d'une acoustique extraordinaire. La scène occupe une surface de 22 mètres sur 18. Question de rattrapage pour les plus jeunes qu'elle est donc sa surface... 396 m²

L'Eglise Saint-Louis

Initialement elle devait être construite sur la place d’armes. Pour des raisons militaires (proximité des remparts) alors que les premiers murs avaient été construits elle fut déplacée dans la rue attenante à l’emplacement d’un couvent. Les moines tentèrent de s’opposer à leur éviction en vain. Les travaux démarrèrent début XVIIIème.
En 1793 elle devint le temple de la raison. Elle ne fut consacrée comme église qu’au milieu du XIXème. On raconte qu’un prêcheur de talent remplissait à chaque office l’église. Un Toulonnaise dira qu’il y avait tellement de monde que les gens se pressaient jusque dans l’eucharistie.

La Rue Pierre Sémard

Rue Pierre Sémard qui relie les remparts du XVème à la ligne de défense construite sous Henri IV place d'armes.

La Maison de La Photographie

Rue Nicolas Laugier. Place du globe.
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h fermé les jours fériés. Entrée gratuite

Ce nouveau musée, ouvert en 2002, est riche d’un fonds de plus de 400 œuvres réunies notamment dans les années 80 par Marie-Claude Beaud.
Œuvres d’envergure internationale ou œuvres d’artistes régionaux, les photos sont éclectiques et valent le détour.

La Rue Vezzani et Le Passage du Capucin

Que voyez vous... surgissant d'un immeuble la proue d'un navire.
L’original de cette proue est au musée Naval.

La place Gambetta (Office du Tourisme)

Sur cette place un bronze représente la partie de carte de Pagnol.
Assoyez-vous et si vous avez du cœur n'hésitez pas à le jouer.

La Place Puget

Lieu idéal pour faire une pause à la terrasse d’un des cafés ou pour chiner les jours de brocante.

Elle a été construite sur l'ancienne halle au blé de Toulon, la place Puget était le cœur de la ville médiévale. Aujourd’hui, havre de fraîcheur sous ses platanes, son originalité réside surtout dans la fontaine aux trois dauphins recouverte de mousse et de végétation, édifiée en 1782 par Toscat dont la sculpture fut longtemps attribuée à Pierre Puget avant que justice soit rendue à Chastel.

Ecoutez Léon Vérane en parler:
« Sur ce duvet de molles mousses
On voit des perles voltiger
Des perles vivantes et brèves
Qui rêvent : « Mourir sur ces fleurs !»
Mais l'été aux mains d'or soulève
Ces guirlandes de perles brèves
Et les écrase sur son cœur »


Sur cette place se trouvaient les plus beaux hôtels de la ville.
Victor Hugo y aurait séjourné en même temps que Georges Sand. Ne se connaissant pas ils ne se sont que croisé. Hélas peut-être ou peut-être tant mieux pour Musset et Chopin... C'est sur cette place que Mireille Darc fît ses classes d'art dramatique. Pourrais- je suggérer que ce soir, Madame, vous portiez la même robe décolletée que notre célèbre actrice dans le film « le grand blond et une chaussure noire »...

La cathédrale de Toulon ou Sainte Marie de la Seds

Allez expier vos pêchés en visitant la cathédrale de Toulon ou Sainte Marie de la Seds 55 place de la Cathédrale.
Ouverte du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h30 à 19h fermée dimanche après midi et de juin à septembre ouverte de 15h à 19h

La légende veut que Léon disciple du Christ, embarqué dans la barque miraculeuse des vierges aurait fondé la 1ère église à Toulon. Préservée des destructions, cette cathédrale témoigne de plus de mille ans d’architecture religieuse. Au 11ème siècle, Gilbert de Boson, Comte de Provence, de passage à Toulon lors d’une croisade qui voyant la modestie de notre église fit le vœu de faire bâtir une cathédrale consacrée à la Vierge Marie.
A qua es di a qua es fa (ce qui est dit est fait, en toulonnais local) La Cathédrale Sainte-Marie de la Seds, dont le nom vient du latin "sedis" (siège) signifiant « siège de l'évêque », présente des styles architecturaux hétérogènes et empilés. En effet, l'église romane a été agrandie de 1654 à 1659, englobant du même coup l'ancienne chapelle des Saintes Reliques, construite au 15ème siècle. Est toujours conservé le chef de Saint Cyprien le saint patron de Toulon, évêque de Toulon au VI° s. Ses restes ainsi que ceux de Saint Mandrier et de Saint Flavien, ses deux disciples, furent retrouvés dans une caisse certifiée en 1201. La légende dit que tous les 3 octobre lors de la procession en son hommage dans la ville, la joue de sa statue rougissait quand le cortège passait par la place à l'huile en souvenir de la gifle qu'il avait reçu d'un arien pour ses trop nombreuses conversions.

La façade de la cathédrale, de style classique avec ses colonnes corinthiennes, a été édifiée de 1696 à 1701, le clocher de 1737 à 1740.
Son orientation initiale était est-ouest alors qu’elle est désormais, et ce depuis le 17ème siècle, orientée nord-sud.Longue de 50 mètres de long, elle est constituée de trois nefs d’inégale largeur comprenant cinq travées. Ces nefs portent une voûte à croisée d’ogives. L’ogive a supplanté le plein cintre, qui était le style dominant de l’ancienne église.
La particularité de l’édifice actuel réside dans la largeur différente des nefs, qui sont en fait les survivances de la chapelle des reliques et de l'église Romane. La grande nef se termine par un chevet plat. Le chœur est vaste, de forme rectangulaire. Ses murs ont reçu en 1864 des fresques représentant Moïse et Elie et sur les côtés les douze apôtres. Elles sont l'œuvre de Ludovic Bonifay, peintre Seynois. Les différentes chapelles abritent une belle collection d'œuvres de Pierre Puget (encore lui), l’enfant du pays : dans la chapelle de la Vierge, une Annonciation ; dans la chapelle de saint Joseph, qui n’est autre que l’abside de l’ancienne cathédrale, Saint Roch priant pour les pestiférés ; dans la chapelle du saint Cœur de Marie (ou chapelle sainte Anne), la vision de Saint Félix de Cantalice.

Pourquoi l’enfant Jésus dans le cœur, a le bras gauche cassé… Pendant la révolution un sans culotte monté sur une échelle, armé d’un marteau brisa le bras. Il chuta et se brisa le même bras au même niveau. Ainsi furent préservées toutes les autres statues. Comme quoi une maladresse peut bien cacher un miracle. Miracle qui se réitéra quelques mois plus tard. En effet il avait été décidé que la cathédrale servirait d’écurie. Personne à cheval ne pu y pénétrer, les chevaux renâclant ou se cabrant. On comptât de nombreux blessés et même quelques morts qui durent sur l’heure s’expliquer avec le très haut.

En sortant, arrêtez vous à gauche du porche : une inscription de 1239 provient du mausolée élevé par Sibille, dernière châtelaine de Toulon, dédié à ses parents et à Gilbert de Baux son mari. Sibille légua par testament la ville au duc d’Anjou, comte de Provence ce qui nous évita bien des tourments. A l’époque, Charles d’Anjou était rejeté par une partie de la population hostile aux français. Mais il était évident que Charles l’emporterait.

Rue des Tombades

Elle porte se nom étant depuis le XVIIIème siècle spécialisée dans les abats.
Elle est parallèle à la rue des Boucheries.

Au moyen age elle abritait le ghetto juif et portait le nom de rue de la juiverie.
En avril 1348, en pleine nuit cette rue fut le témoin d’un bien triste épisode de l’histoire de notre ville. Une quarantaine de juifs furent massacrés. En Provence les juifs jouissaient d’une relative tranquillité. Beaucoup étaient banquiers car ce métier était interdit aux catholiques. Le prêt à intérêt était prohibé car le temps n’appartenait qu’à dieux selon saint Thomas.
Si ce massacre a été camouflé sous des raisons de haine religieuse ou de peur de la peste en accusant les juifs d’en être porteur, en réalité le crime a été commis par les débiteurs qui ont de facto effacé leurs dettes.

L’enquête fut difficile personne ne voulant dénoncer les coupables. De guerre lasse, ayant elle aussi besoin d’argent, la reine Jeanne consentie à pardonner moyennant versement par la ville de la somme de 1.000 florins.

La Place à l'Huile

La légende dit que tous les 3 octobre lors de la procession dans la ville de la statue de Saint Cyprien, le saint patron de Toulon, sa joue rougissait quand le cortège passait place à l'huile en souvenir de la gifle qu'il avait reçu d'un arien pour ses trop nombreuses conversions.

Ses restes ainsi que ceux de Saint Mandrier et de Saint Flavien, ses deux disciples, furent retrouvés dans une caisse certifiée en 1201 et se trouvent aujourd'hui à la cathédrale.

La maison des têtes a été entièrement reconstruite à l'identique car... le 15 février 1989 à 14h30 une explosion faisant 13 morts la réduisit à un tas de gravas. La cour d'appel d'Aix en Provence confirmait le non lieu en accréditant la thèse du suicide au gaz du locataire du 3° étage. Les familles regroupées en association ne partageaient pas cet avis. Plusieurs hypothèses courent dans les ruelles du vieux Toulon.

Dans cet immeuble il y avait une étude d'huissier: Me Maman. C'est un métier où l'on ne se fait pas que des amis. Ou alors... plusieurs personnes auraient vu dans le ciel un éclair quelques secondes avant l'accident. S'agirait-il d'un missile? Le seul survivant qui se trouvait au premier étage a vu une collègue de travail se lever regarder par la fenêtre et pousser un cri...

Il a été impossible de récupérer les vêtements qui ont été incinérés par erreur. Plus troublant un médecin a infirmé la thèse du suicide, la locataire du 3ème ayant eu le thorax écrasé et non pas déchiqueté et brulé...

L’église Saint François de Paule Cours Lafayette

L’église Saint François de Paule qui était jadis le palais vicomtal de la ville où résida le Roi René lors de ses visites à Toulon.

En parlant du Roi René pour 1 point à qui devons nous la devise de Toulon « Concordia parva Crescunt »... Au Roi René bien sûr. Elle a été reprise de la charte du 29 mai 1437 octroyée par le Roi René aux toulonnais.

Cette maxime tronquée proviendrait de Salluste dans sa « guerre contre Jugurtha » et signifie : « la concorde accroit les petits états, la discorde désagrège les plus grands ».

Sa façade en courbe et contre courbe est un exemple typique et unique à Toulon de style baroque du XVIII° en Provence. Sous la révolution elle abritera le club des Jacobins. Elle a du être restaurée à la libération ayant souffert des bombardements. Si vous pénétrez à l’intérieur, arrêtez-vous devant l’autel en marbre polychrome et la chaire en noyer de cette ancienne chapelle du couvent qui était attenant.

Le Marché du Cours Lafayette

Remontez le cours Lafayette. Au cœur de la vieille ville, le cours Lafayette est un modèle de marché provençal, brassé de couleurs et de senteurs, chanté par Gilbert Bécaud, natif de Toulon, dans sa chanson Les marchés de Provence.

C'est là qu'on découvre le visage le plus pittoresque de Toulon. Le cours Lafayette relie le port en traversant tout le vieux Toulon médiéval à la haute ville haussmannienne. Les couleurs, les odeurs, les commerçants qui vantent leurs produits avec l'accent, c'est vraiment du grand spectacle de rue. Si vous croisez un marchand de cade n'hésitez pas en acheter un cornet, idem pour les « chichis fregis ». Si vous n'aimez pas, nous vous rembourserons le guide...

La cade est faite avec de la farine de pois chiche. Le pois chiche est sacré pour les provençaux.
Ne raconte-t-on pas qu'alors que la famine sévissait un bateau chargé de pois chiche a accosté à Fréjus le jour des rameaux, sauvant la ville et même la région. C'est peut être pour cette raison que si l'on mange des pois chiche le jour des rameaux on sera préservé des furoncles toute l'année. Peut être aussi parce l'âne que montait Jésus en entrant dans Jérusalem s'est arrêté dans un champ de pois chiche pour se régaler...

Cours Lafayette - Le Miracle de Saint Antoine

Melle Bouffier tenait son commerce au n°41 du cours Lafayette. Le 12 mars 1890, comme tous les jours, de bon matin elle alla ouvrir sa boutique. La serrure était bloquée. Le serrurier appelé sur les lieux fut lui aussi impuissant.
Alors qu’il allait chercher d’autres outils pour forcer la porte, notre bonne demoiselle fit une prière à Saint Antoine et oh miracle ! en tournant la clé la porte s’ouvrit. Très rapidement la boutique devint un lieu de pèlerinage. Les dons affluèrent et permirent pendant dix ans à Melle Bouffier, qui en tenait une scrupuleuse comptabilité, de nourrir les pauvres et d’aider les hospices et les hôpitaux de la ville.

Avec un peu d’amour une porte peut s’ouvrir pour soulager le malheur des plus pauvres…

Place Monsenergue

Devant vous les grilles de l'arsenal, à gauche le musé Naval, à droite un corps de bâtiments avec la porte de l'ancien séminaire des jésuites. En vous tournant sur votre droite vous pouvez apercevoir la place d'armes où devait stationner les gardes de la marine qui furent finalement installés dans l'arsenal. Toulon et la Marine Nationale c'est je t'aime moi non plus. Toulon qui a connu son véritable essor grâce à la marine va en souffrir. Louis XII, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Colbert, et Vauban vont peu à peu transformer le port de guerre, utilisé pendant les guerres d'Italie, en base navale de la méditerranée.

Sur le fronton du musée naval vous admirez les deux sculptures. A gauche Mars par Verdiguier, dieu de la guerre, à droite Minerve par Maucord, déesse de l’intelligence et de la stratégie. Cette porte était celle de l'arsenal. Elle a été déplacée lors des derniers travaux de réfection en 1976. Il aurait été regrettable qu’elle soit détruite. Derrière les grilles de l'arsenal vous apercevez une tour. C'est la tour de l'horloge (ancienne vigie coiffée d'un campanile en fer forgé).

La porte monumentale (à votre gauche au bout du corps de bâtiment), ancienne porte du séminaire des jésuites (qui était rue Anatole France), a été réalisée en 1689. Aujourd’hui elle est uniquement décorative. Sur l’écusson figuraient des fleurs de lys encadrées par deux enfants qui seront effacées sous la Révolution.

La Porte d’Italie

Ouverte en 1791, sur les plans de Vauban, dans l'enceinte dite Henri IV, elle est l’un des derniers vestiges intacts de l’ancienne fortification de la ville.
Passez sous la porte. Imaginez que vous suivez le général Bonaparte partant rejoindre l'armée d'Italie. Encore quelques kilomètres et vous participerez à la bataille d’Arcole.

Revenons sur terre, enfin à Toulon. Vous n'êtes pas un des fameux grognards, alors vous pourrez vous reposer quelques instants sur un banc pendant que vos enfants tireront au canon.

Sur la gauche, vous apercevrez la fac de Droit et sur la droite un immeuble moderne qui abrite la maison des technologies et un centre commercial.

Repassez sous la porte, et revenez sur le cours Lafayette par la Rue Garibaldi. Descendez vers le port et prenez à droite la traverse de la Cathédrale.

Le Musée Naval

Il est temps de pénétrer dans le musé Naval. Que vous soyez grand ou petit vous ne le regretterez pas.

A l’intérieur du musée, toute la vocation de Toulon, port de guerre, point de départ des expéditions coloniales, vous sera dévoilé.

A voir principalement :
- de nombreuses maquettes dont deux modèles (salle du bas) très spectaculaires : la frégate La Sultane et Le Duquesne.
- des figures de proue dont celle du Neptune dont on retrouvera un moulage Rue Vezzani et passage du Capucin
- des tableaux et gravures sur Toulon et l'Arsenal ainsi que de nombreuses marines (notamment certaines de Vincent Cordouan)
- des objets de marine (canons, objet de navigation...) et le pupitre de commande du porte avion Clemenceau.

Le Port de Toulon

Le quai Cronstadt est coupé de la ville par 4 longs bâtiments de sept étages de Jean de Mailly (prix de Rome contemporain du Corbusier), construits après la guerre sur les ruines des bombardements alliés. Il est vraiment difficile de voir la mer à Toulon...

Le premier quai a été construit au XIV°s par Pierre Medecis à ses frais avancés. Il s'était engagé à le finir pour la Saint Jean et devait être remboursé à la Toussaint. C'est aussi grâce à lui que Toulon pu avoir son premier conseil municipal en contre partie d'une redevance annuelle versée au comte de Provence. En 1316 Toulon n'a pas pu s'en acquitter et notre bon pierre obtint du comte un report de la dette en contre partie d'une hypothèque sur ses biens propres. Pour la petite histoire Pierre Medicis, XIII° amiral de France, ne siégea pas dans le premier conseil municipal de Toulon.

Au milieu du quai, la mairie d’honneur a été reconstruite à l’emplacement de l'ancien Hôtel de ville détruit en 1944. La porte, miraculeusement rescapée du bombardement allié qui dévasta tout le port, est supportée par deux atlantes de Pierre Puget. Premier ouvrage du célèbre sculpteur marseillais, terminé en 1657, elles représentent deux allégories : la force et la fatigue. A Toulon, Pierre Puget est connu pour ces deux statues qu'on appelle improprement les "Cariatides" de Puget alors qu'en fait ce sont des "Atlantes".

Les cariatides sont des statues féminines servant de support vertical alors que les Atlantes sont des statues masculines ayant le même but. Mais les Toulonnais continuent encore de nos jours à les appeler "Cariatides". Lors des bombardements de 1944, ces statues ont par précaution, été transportées hors de Toulon. A la reconstruction, elles seront replacées sur la nouvelle Mairie édifiée dans les années 60.

Devant la mairie d'honneur une statue de 3,40 mètres fait face à la mer et pointe son index vers le port. C’est la statue du Génie de la navigation ! Erigé en hommage à tous les marins illustres, c'est sous le sobriquet de "Cuverville" qu'il est le plus souvent désigné, en raison de l'orientation d'une partie de son anatomie, ou, plus sérieusement, en souvenir du vice-amiral de Cuverville, commandant de la flotte de la Méditerranée en 1895. Allégorie de l’esprit de conquête et d’exploration des grands marins, cette statue de bronze sculptée par Louis joseph Daumas en l'honneur de Louis-Philippe, est inaugurée en 1847. L'Histoire n'a pas épargné "Cuverville" ! Les bombardements alliés de 1944 abîment sérieusement son socle et ses bras qui seront stockés dans un entrepôt municipal jusqu’à sa restauration en 1959. Il est alors installé dans un cadre de verdure face à la rue d'Alger.
C'est grâce à un référendum local officieux qu'il reprend sa place sur le carré du port.

Le piédestal est décoré de quatre bas-reliefs exécutés également par Daumas :
• l'histoire et la renommée gravant au burin les noms des marins illustre
• le barbare recevant au-delà des mers les bienfaits de la civilisation en foulant à ses pieds les attributs de la barbarie pour s’armer du symbole du commerce et de la paix
• la représentation des périodes de la navigation
• Toulon personnifié en Gaulois gravant sur un bouclier la date de l’inauguration du monument.

Face à Cuverville qui semble le pointer du doigt, sur la droite de l’autre côté du port, les derniers restes du Bagne de Toulon.

C'est dans le port de Toulon qu'arriva la Venus de Milo en France ainsi que l'obélisque de Louxor. Ce n'est pas en découvrant les beautés de la rade de Toulon que les bras lui en sont tombé, bien sûr. Certains disent que lors de sa découverte elle n'avait déjà plus de bras.
Mais alors, pourquoi Dumont d'Urville dans son rapport déclare qu'elle tenait dans sa main droite une pomme et dans sa main gauche une ceinture drapée ?
Elle a peut être perdu les bras à bord du navire qui l'amenait en France, mais personne n'a voulu en assumer la responsabilité. Pour Jean Aicard (poète varois) des nationalistes grecs qui voulaient empêcher son départ en ont été la cause. Avec ou sans bras a-t-elle autant de charmes que votre compagne qui, elle, soyons en sûr n'est pas de marbre.

Le Bagne

Pour dix nouveaux points pouvez vous citer deux noms de bagnards célèbres... Eugéne François Vidocq chef de la sûreté de Napoléon et Jean Valjean héros des misérables de Victor Hugo. Pour écrire les misérables Victor Hugo est venu à Toulon se documenter, mais nous en reparlerons un peu plus tard. Revenons au Bagne qui arriva à Toulon avec les galères de Marseille en 1624.

Citons aussi, deux bagnards moins connus, Raoul et Coignard le Monté Cristo Toulonnais.

Raoul, condamné à l'age de 16 ans à 20 ans de bagne pour avoir dérobé à son oncle 20 Louis (1 an par Louis), mena une vie exemplaire obtenant l'autorisation de circuler en ville de temps en temps. Sa peine purgée il ne voulut jamais quitter le bagne.

Pierre Coignard condamné en 1801 à 15 ans de travaux forcés s'évade en 1805. À l’image du comte de Monte Cristo, il se forgea une nouvelle identité en Espagne reprenant le nom d'une famille d'émigré et un titre nobiliaire en se faisant appeler lieutenant colonel de Pontis. Il servit dans l'armée de Joseph Bonaparte Roi d'Espagne. De retour à Paris il fut reconnu par un ancien bagnard lors d'un défilé place Vendôme. Il fut arrêté par Vidocq (un autre bagnard) et retrouva Toulon et ses chaînes en 1819.

Les bâtiments du bagne étaient sur la darse (bassin) vielle, sur la darse neuve et sur ponton flottant. En 1817 un vaisseau hors service servant de casernement à 480 bagnards coula dans la nuit. Tous furent repêchés saint et sauf. Ouf ils ont eu chaud.

Les bagnards étaient classés en ordinaires, éprouvés, incurables et indociles. Ils étaient affectés sur les galères ou à des travaux à terre. Les temps étaient si durs que des hommes libres se portaient volontaires comme rameur sur les galères. Ce n’était pas une partie de plaisir, le taux de mortalité étant très élevés.

Il y avait souvent des évasions au bagne (168 en 1800). Dans certaines soirées ils étaient demandés pour le service en ville. Quel frisson que de frotter ses dentelles à la canaille...

De 1852 à 1973 le bagne de Toulon étant supprimé, les bâtiments serviront désormais de dépôt pour les forçats en cours de transfert vers les colonies.

Comment parler d'amour en parlant du bagne ! En vous narrant la triste histoire de la belle Lison (Elisa Welsch) qui à 23 ans a fait perdre la tête à Charles Ullmo enseigne de vaisseau. Nous sommes en 1907. Lison possède une des 70 fumeries d'opium de la ville. Ullmo a pris goût à cette drogue en orient. Sous l'emprise de l'amour et de l'opium il a besoin d'argent. Il menace le ministre de la Marine de livrer le code des signaux à une puissance étrangère sauf s’il lui verse la somme de150 000 francs. Il communique avec le ministre par des annonces dans le petit Var. Rendez-vous est pris dans les gorges d'Ollioules. Là, Ullmo sera interpellé. Le tribunal militaire le condamnera à être dégradé et au bagne à perpétuité à Cayenne.

Dans les rue de Toulon on pouvait entendre cette chansonnette:
« Si j'ai trahi pour toi
Pour l'amour de ton corps de déesse
Si j'ai brisé ma vie
O Lison, ô femme que j'aime
Je suis heureux quand même
Car je souffre pour toi»


Tour de la Rade en Bateau

La sortie de la darse que vous venez de passer s'appelle la chaîne vielle. Pourquoi... dix points à celui qui nous le dira... parce qu'au XVII° la darse était fermée par une chaîne...

En sortant de la darse vielle, admirez les restes de la flotte Française après Mers El Kébir et le sabordage. Elle n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était. la base navale et les vaisseaux de la marine française dont le Charles de Gaule quand il n'est pas en mission. Fermée au public sauf en petit train, la base navale de Toulon est un ensemble immense qui couvre 10km de quais. Une véritable ville dans la ville qui emploie 12 000 personnes.

Tout a vraiment commence pour Toulon en 1490 quand sont formés les premiers équipages pour les vaisseaux du Roi. Mais c’est avec Vauban et Louis XIV que l’Arsenal naît véritablement. Les galères royales de Marseille sont transférées à Toulon ainsi que le fameux Bagne. La base est agrandie grâce au travail des bagnards entre le 18ème et le 19ème siècle. Toulon devient alors (ce qu’il est encore aujourd’hui) le premier port militaire français, avec les expéditions coloniales du Second Empire et de la IIIème République (l'expédition pour Alger).

Le sabordage de la flotte

Le fameux sous marin « le Casabianca » était amarré dans le port de plaisance en 1942 lorsqu'il appareilla précipitamment pour fuir Toulon sous le feu des allemands. Seuls quelques sous marins réussirent à quitter la rade. Le reste de la flotte, plutôt que de se livrer aux Allemands ou de rejoindre les Anglais (la marine avait toujours à l'esprit le souvenir sanglant de Mers El Kebir où les anglais avait préféré couler une partie de nos navires plutôt que de risquer les voir rejoindre les forces Nazis), a choisi de se saborder. Ce fut le deuxième sabordage à Toulon qui sonna définitivement le glas de notre marine.

Chaque famille Toulonnaise avait au moins un de ses membre dans la marine ou qui travaillait pour la marine. Beaucoup de femmes pour arrondir leurs fins de mois cousaient chez elles les uniformes de nos petits gars au pompon rouge. Au milieu du XX°s tout le monde connaissait une «marinette», la «marinette» fille engagée dans la marine bien que restant à terre sentait bon l'aventure et «le sable chaud».

Si au cours de votre visite vous croisez un marin, laissez madame toucher son pompon rouge, il parait que cela porte bonheur. Pour se faire pardonner un petit baiser...

Au fait pourquoi sommes-nous les seuls marins au monde à avoir un pompon rouge? Certains de dire que c'est parce que Napoléon a été le seul maître de l'Europe pendant 24 h, d'autres vous expliqueront qu'à l'origine c'était la touffe d'arrêt des bonnets de laine du marin. Si sous Louis XIV le pompon a la couleur de son unité, en 1872 il devient pour tous rouge. Des petits malins rajouteront que le pompon absorbait les chocs crâniens quand le matelot imprudent se relevait sans faire attention.

Dans la marine à voile anglaise, il y avait un pompon au dessus de chaque table du mess des équipages pour... que les marins s'essuient les mains.

Admirez la rade, Jules Michelet en parlant d’elle disait : « Cette rade on le sait, est la merveille du monde. Il y en a de plus grandes encore mais aucune si belle, aucune si fièrement dessinée. »

Le Stade Mayol

Le 26 juillet 1919, le premier coup de pioche est donné grâce au don de 60.000 francs or de Félix Mayol qui était passionné de Rugby. En 1921 le stade faillit disparaître pour que la gare de Toulon (PLM) soit reliée à la gare du Sud- Est qui se trouvait à l'emplacement du Lycée Dumont D'Urville.

Le stade Mayol a vu le jour grâce à l'amour que Félix Mayol portait au Rugby et aux jeunes de notre ville. Pour que les minots (jeunes en patois local) ne soient pas désœuvrés il a fait dont des droits de la chanson « viens poupoule » pour que soit construit le stade. Félix Mayol (1872-1941) avec son brin de muguet à la boutonnière promut toute une génération de comédiens Toulonnais (Sardou, Tramel...). Les Parigots les surnommais les comiques à l'huile. Pourquoi avait-il toujours un brin de muguet à la boutonnière ?Le 1er mai 1895, arrivant à Paris pour son premier spectacle, il fut accueillit par son amie Jenny Cook qui lui offrit un bouquet de muguet. Il mit un brin à sa redingote pour ne pas faire trop croque mort. Le soir ce fut un triomphe. Il conserva ce porte-bonheur toute sa vie.

Le RCT a su créer un lien puissant avec les Toulonnais. C'est une magnifique histoire d'amour entre une équipe et sa ville. Il a été porté sur les fonds baptismaux en juin 1908 du regroupement de la sélection maritime du sporting club télégraphique et du stade varois au « Coq Hardi » brasserie située sur le Bd de Strasbourg. Notre premier bouclier de Brennus a été remporté en 1931.

Si les joueurs sont en rouge et noir c'est soit parce que ces couleurs sont peu salissantes, soit pour rappeler les couleurs de la justice : le noir pour les avocats, le rouge pour les juges soit parce que le rouge symbolise la colère et le noir le deuil des adversaires. Personne ne le sait. En revanche, le brin de muguet est porté en l'honneur de Félix Mayol. Des Herreros, Gruarin, Rives sont des héros qui ne tomberont jamais dans l'oubli. Combien de finales avons nous vécu, combien en vivrons nous encore grâce à l’élan impulsé par la nouvelle équipe dirigeante du club.

Le Lycée Dumont d'Urville (avenue de Lattre de Tassigny)

L'avenue de Lattre de Tassigny sur votre gauche le plus grand lycée de France, le Lycée Dumont D'Urville construit sur l'emplacement de la gare du Sud-Est qui reliait Toulon à Saint Raphaël.
Les bombardements ne l'épargnèrent pas. Au musée du vieux Toulon vous pourrez admirez une des fresques du hall faite par Levéré.

Le Quartier du Mourillon

Mourillon vient du provençal mourre : museau.

Initialement, le Mourillon n’était pas habité et il n’y avait qu’un ancien cimetière et une poudrière. Les terrains étaient principalement utilisés comme jardins et vignobles.

Le Mourillon avec son ouverture sur la grande rade avait une position militaire stratégique. La Grosse tour (tour Royale) qui gardait l'entrée de la petite rade a été bâtie au milieu du XVIe siècle. Le fort Saint-Louis, dont le rôle était d'assurer la défense de la rade des Vignettes a été bâti à la fin du XVIIe siècle. Le fort Lamalgue fut construit vers la fin du XVIIIe siècle.

C’est au milieu du XIXe siècle que le quartier commence à se peupler, en dehors des fortifications. Durant toute l'extension de l'arsenal, le quartier du Mourillon se développera. L'église Saint-Flavien sera édifiée en 1864. La population ouvrière s'installera autour des artères principales. La Mitre, au bord de mer, deviendra le quartier des officiers de marine avec ses maisons cossues, on l'appellera le quartier de la marine. On y goûte la douceur de vivre, le charme et la beauté du littoral. Le jardin d'acclimatation sera ouvert en 1887. Face à la mer et aux bains Sainte-Hélène se sont érigées de magnifiques demeures bourgeoises entourées de parcs et jardins aux essences ramenées par les multiples expéditions lointaines. En 1936, Jacques-Yves Cousteau effectue sa première plongée expérimentale le long des rochers du Mourillon.

Aujourd'hui, le quartier du Mourillon est le lieu de prédilection des toulonnais. Abritant la plus forte concentration d'antiquaires de la ville, le Mourillon propose un grand nombre de restaurants, bars et pubs du plus sobre au plus branché.

Si c'est un jour de marché, profitez-en pour y flâner. Il y a deux marchés l'un place E. Claude, l'autre place Mgr Deydier en remontant la rue Lamalgue. Ce dernier est un marché Bio.

La Tour Royale

Au bout du Mourillon. Entrée libre.

Pourquoi faire une tour ronde plutôt que carrée ... pour une meilleure visibilité et pour que les boulets puissent ricocher.

Appelée aussi "Grosse Tour" en raison de sa dimension importante (60 mètres de diamètre) et de l'épaisseur de ses murs (jusqu'à 7 mètres à la base !), la Tour Royale est la plus ancienne forteresse de Toulon. Commencée en 1514 et achevée 10 ans plus tard, elle a été construite sur ordre de Louis XII, à la demande de la population toulonnaise qui souhaitait voir le port de commerce sécurisé. D'abord ouvrage de défense, la Tour Royale devient, au 17ème siècle, une prison avec ses cachots souterrains.

De sa terrasse vous bénéficierez d'un panorama exceptionnel de la rade de Toulon. C'est de là que le 19 mai 1798 Joséphine a salué Bonaparte partant pour la campagne d'Égypte. Espérons que Joséphine ignorait que Bonaparte avait dit : « En Amour la seule victoire est dans la fuite ». S’enfuyait-il ce jour là ?

Pour la petite histoire à Roquevaire la berline qui amenait Bonaparte et Joséphine à Toulon est stoppée dans une descente par une branche trop basse. Les passagers brutalement réveilles sortent du véhicule pour s'apercevoir que le pont qu'ils devaient emprunter quelques mètres plus loin c'était effondré. La main du destin était-elle une branche...

Elle l'avait suivi à Toulon pour les préparatifs d'invasion. A leur arrivée ils vont être ovationnés, les troupes ne sachant pas jusque là qui allait les diriger. Plus soucieux des préparatifs d'invasion, Bonaparte va bouder les réceptions mondaines. Il va aussi tempérer les représailles contre les royalistes. Toulon était à ce moment là une véritable ruche. L'armée et les scientifiques de l'expédition se partageaient les chambres en ville qui étaient loin d'être suffisantes.

L'escadre va éviter Nelson et Napoléon prendre Malte avant de débarquer en Égypte le 1er Juillet 1798...

Pendant la guerre de 1870-1871, qui oppose la France à la Prusse, elle abritera dans le plus grand secret, les lingots d'or de la Banque de France.

Les allemands pendant la deuxième guerre mondiale établirent une batterie de DCA. Lors de la libération de la ville par les alliés les allemands résisteront jusqu ‘au bout.

La Mitre

Pourquoi ce quartier porte ce nom... Parce qu'il ressemble à une mitre ou parce que sur la plage de la mitre un rocher se dresse ayant la forme (plus ou moins) d'une mitre... les deux mon général.

Héritage Romain, la mitre est la coiffe liturgique de l'évêque qui symbolise son autorité et sa dignité. Elle a deux pans de tissus rigides prolongés de deux franges représentant les 2 testaments dont il est le serviteur.
Elle lui rappelle qu'il est soumis à la loi d'amour qu'il enseigne avec autorité.

Le Fort Saint Louis

Au bout du port Saint-Louis, ne se visite pas

Le fort Saint-Louis a été construit dans l'anse des vignettes. Cette anse retirée où, à l'époque il n'y avait aucune construction était le point faible de la ville qui n'avait pas encore de remparts. Le 17 juillet 1178 une flottille de barbaresques débarqua et pilla la ville par surprise. Ce fut le grand saccagement de Toulon. Avec le butin, ils emportèrent le vicomte de Toulon, Hugues Geoffroy, son neveu, sept chanoines et un prête. Une rançon fut versée pour la libération des otages 7 ans plus tard.

Le prêtre ne revit jamais Toulon ... Les voies du seigneur sont impénétrables.

20 ans plus tard les Sarrasins recommencèrent. Ceci explique les raisons de l'édification du fort Saint-Louis pour nous protéger de ces Sarrasins entêtés.

Le fort Saint-Louis, ou fort des Vignettes, du nom du port aux eaux profondes qu'il protège, a été construit sous le règne de Louis XIV de 1692 à 1699. Le projet d'édifier un bâtiment capable de défendre l'entrée de la rade de Toulon a été confié à Antoine Niquet, ingénieur en chef des Fortifications, et s'inscrit dans la volonté de fortifier la ville avec une ceinture de forts. Pierre Puget et Vauban sont associés à ces travaux qui vont modifier considérablement et définitivement la physionomie de Toulon.

Inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 29 novembre 1948, le fort est aujourd'hui utilisé par le club nautique de la Marine.

Parmi ses faits de gloire, il résista pendant 19 jours à l'attaque de l'escadre anglo-espagnole en 1707. Entièrement détruit, il sera reconstruit à l'identique.

Le 15 août ne manquez sous aucun prétexte son feu d'artifice et son embrasement.

Le Musée des Arts Asiatiques

106 boulevard Eugène Pelletan.
Ouvert de 12h à 18h sauf le lundi et les jours fériés.

Musée ouvert en 2001, il est installé dans la villa de Jules Verne. La famille Verne a marqué Toulon. Le petit fils de l’écrivain sera président du Tribunal de Toulon.

Vous trouverez une superbe collection d'objets provenant de Chine et du Japon au premier étage, d'Inde du Tibet et de Mongolie, au deuxième étage.

Les Plages du Mourillon

Le quartier du Mourillon donne à la fois sur la rade (appelée petite rade) et sur la pleine mer (appelée grande rade). C'est dans la grande rade que l'on trouve les plages du Mourillon. Ces grandes plages de sable ont été gagnées sur la mer dans les années 1960-70. Son sable a été transporté de l'est varois et mélangé à du sable artificiel. Auparavant, il y avait des criques de galets en contrebas.
A l'époque une vive polémique opposa la municipalité aux premiers écologistes. Ces derniers soutenaient que le sable détruirait tout l'écosystème marin recouvert, indispensable à son l'équilibre. Espérons que depuis, il s'est reconstitué. L’écosystème bien sûr.

Les plages sont une halte indispensable pour les enfants : mini golf, mini kart, manège, rampe de skate, piscine à boules ….

Le Jardin Botanique

Dans ce jardin après avoir flâné entre les arbres et les fleurs admirez la statue du poète Heinrich Heine réalisée à la demande de l’impératrice Sissi qui adorait ses vers par Hasel Puss.
Cette statue fut offerte à la ville de Düsseldorf, ville natale du poète. La statue rejoindra la villa de Sissi à Corfou. Quand Guillaume II racheta la propriété, après l’assassinat de Sissi, il envoya la statue à Hambourg ne supportant aucune statue qui ne le représentait pas.
En 1933 dans l’Allemagne NAZIE, l’oncle de Heine craint que la statue du poète juif ne soit détériorée. La statue est vendue au directeur des folies bergères qui l’installera dans sa propriété Toulonnaise, aujourd’hui jardin botanique.

Saint Jean du Var

Le Pré Sandin av Daveluy prés du Lycée du parc Saint Jean
Ouvert tous les jours sauf le Dimanche promenade en poney à partir de 16h30
Magnifique jardin avec un canal traversé de ponts. Dans cette Venise champêtre, flânez à l'ombre et la fraicheur entre une roseraie, une bambouseraie et de nombreuses essences d'arbres.

Le Sentier des Douaniers

En partant des plages du Mourillon promenez vous le long de la côte en allant vers le Pradet. Vous découvrirez les paysages des maitres provençaux du XIXème tel qu'ils étaient lorsque Cordouan et les autres les immortalisèrent. Georges Sand écrivait : « la mer creuse ses grottes et la côte forme des découpures dont chacune est un tableau. »

Continuez et vous finirez par passer sous le fort Sainte Marguerite qui résista héroïquement lors du siège de 1707.
C'est là que le Romulus rasant les falaises échappa à la flotte anglaise.

Qui est ce Romulus... le fondateur de Rome? Non c'est un vaisseau de guerre.

En 1814, le port est soumis à un blocus Anglais. Le Scipion, un vaisseau tout neuf venant de Gênes tente de forcer le passage. L'amiral Cosmao avec trois vaisseaux dont le Romulus et trois frégates se porte à son secours. Ces derniers rencontrent au large des îles d'Hyères 15 vaisseaux anglais. Par sémaphore, ils reçoivent l'ordre de se replier sur Toulon. Le Romulus commandé par le capitaine de vaisseau Rolland est le plus lent. Il sera l'arrière garde sur laquelle les anglais vont se déchaîner. Mitraillé, bombardé il est prêt à succomber. Rolland qui n'est pas un marin d'eau douce donne ordre à son vieux pilote Reboul de raser au plus près les falaises de Sainte Marguerite.
Grâce à cette audacieuse manœuvre effectuée de mains de maître, le vaisseau regagne Toulon comptant malgré tout 16 morts et 45 blessés graves. Ce haut fait qui promu Rolland au grade d'Amiral a été immortalisé par Cordouan (musée de Toulon).

Le Faron

La plus belle rade d'Europe du sommet du Faron.
Forfait pass téléphérique + bateau + zoo + bus. Attention le téléphérique est fermé les jours de grand vent. Bus n?40, arrêt Téléphérique

Pour accéder au somment (580m) de ce massif de calcaire, prenez le téléphérique. Si vous avez choisi de prendre la route vous apercevrez au début de la montée le trou du diable. On disait que ce trou était sans fond, que tous ceux qui avaient voulu l'explorer n'étaient pas remontés ou étaient ressortis à plusieurs kilomètres de là, plusieurs années après... jusqu'au jour, en 1927, ou une expédition scientifique l'explora. Résultat des courses le fond est à 63 mètre de profondeur point à la ligne. Noilletas écrivit dans le journal de Toulon « la science, cette tueuse de merveilleux, venait de détruire en quelques heures les légendes de nombreuses années. ».

Phare des Toulonnais, le mont Faron tire son nom de faro (le phare). Point stratégique dans la défense de la Rade et du port militaire, il est le mirador de la ceinture fortifiée de Toulon. Aujourd’hui, il est aussi un havre de verdure, propre à la promenade et au jeu.
Sur le Faron poussaient des chênes Kermes sur lesquels vivent des larves qui servaient avec les murex à la confection de la pourpre impériale, dans l’Antiquité romaine. Il n'y avait que deux teinturerie en gaule, une à Narbonne l'autre à Toulon.

Le Mémorial du Débarquement

Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 16h30 fermé le lundi (de juin à septembre, ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h30)

Situé à l’intérieur de la Tour Beaumont, construite en 1845 dans le cadre de la ceinture fortifiée de Toulon, ce musée commémoratif du débarquement des Alliés en 1944, présente des armes, maquettes, films ... Mais c’est surtout un panorama inoubliable sur la ville.

Le Zoo du Faron

Ouvert tous les jours de 10h à 17h30

Ce zoo est surtout remarquable pour son centre, unique en France et en Europe, de reproduction et de réinsertion en milieu naturel des fauves.

Nous vous rappelons qu'ici eurent lieux deux épisodes du siège de Toulon en 1793 le premier quand les Républicains furent acculés et durent sauter dans le vide et la seconde qui poussa les Anglais à quitter la rade quand les troupes de la convention devinrent maîître du Faron et de Balaguier.