Le Circuit " Un autre regard "
Pour la première année, la mairie de Toulon organise, le 23 mai 2009, une journée de solidarité baptisée "Changeons de regard sur le handicap". A cette occasion, les Guides Caroline proposent un nouveau circuit adapté aux personnes à mobilité réduite. Un parcours tenant compte des difficultés rencontrées par ces personnes et leur permettant de découvrir leur ville et ses plus beaux atouts.
Le circuit est à télécharger en MP3 ou à imprimer pour le lire pendant votre visite.
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Etape 1 : Jardin Alexandre I
Avant de partir vous promener, profitez quelques instants du site magnifique dans lequel est organisée cette journée de solidarité.
En premier lieu, pourquoi les jardins portent-ils ce nom ? Alexandre I, Roi de Yougoslavie fut assassiné sur la canebière à Marseille le mardi 9 octobre 1934. En visite en France pour renforcer les liens entre nos deux pays contre l’Allemagne hitlérienne et l’Italie fasciste, il est accueilli par le ministre des Affaires Etrangères, Louis Barthou, et le ministre de la Marine, François Piétri. En remontant la Canebière à bord d’une voiture décapotée, il est assassiné par un nationaliste macédonien , Velicko Kerin, qui s’élance vers lui un pistolet à la main en criant « Vive le Roi ». Louis Barthou tombera lui aussi sous les balles du macédonien.
Le chargé d'affaire français en Yougoslavie, M. Knobel qui lui avait souhaité bon voyage lors de son départ de Yougoslavie lui avait déclaré :
" Vous allez trouver en France quarante millions d'amis !
" "Et peut-être aussi quelques uns de mes ennemis les plus acharnés ! " avait répliqué le roi. Ce furent les premiers coups de feu de la deuxième guerre mondiale.
Descendez l'allée et admirez le buste de Pierre Puget par Injalbert (1845-1933), auteur également des quatre statues ornant les piles du pont Mirabeau à Paris.
En sortant du jardin, ne manquez pas le monument aux morts réalisé par Honoré Sausse, statuaire toulonnais, en 1925. Voyez comme l'allégorie de la France, debout, étend ses bras protecteurs sur ses enfants, soldats et marins, tombés pour elle.
Longez les jardins de la ville pour rejoindre le musée quelques mètres plus loin sur le même trottoir.
Etape 2 : Le Musée de La Ville
113 avenue du Général Leclerc.
C'est en 1887 qu'est édifié le musée-bibliothèque à l'extrémité ouest du boulevard de Strasbourg, sur les plans de l’architecte Allar pour abriter les nombreux tableaux, gravures et sculptures, propriété de la ville, exposés, jusque là, sur les murs des salons de l'Hôtel de ville.
De style Renaissance italienne, ce bâtiment abrite le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulon, le musée d'art, et la bibliothèque de la ville.
Etape 3 : Le Musée d'Art
113 avenue du Général Leclerc. Ouvert tous les jours de 12h à 18h sauf lundi et jours fériés. Entrée gratuite
Le musée d'art propose des collections d'art contemporain (photo, peinture, sculpture) mais aussi et surtout des œuvres de peintres paysagistes provençaux et toulonnais dont l'un des plus illustres est sans aucun doute Vincent Courdouan (1810-1893).
Lors de votre visite du sentier des douaniers vous retrouverez les paysages vus au musée qui furent le sujet de prédilections des maîtres provençaux du XIX°.
La peinture provençale : pour le 17ème siècle, Michel Serre, Meiffren Comte ; pour le 18ème, Fragonard, des paysages de l'école provençale du 19ème siècle, Aiguier, Cordouan.
Vous pourrez admirer également les oeuvres des Orientalistes, Ziem Tournemine, Jules Laurent et des Fauves, Camouin, Verdillan, Chabaud ...
Les oeuvres contemporaines viennent également compléter cette belle collection avec les nouveaux réalistes comme Arman, César ou Niki de Saint-Phalle, ou les adeptes de l'art minimal, comme Don Judd, Dan Flavin, le groupe français d'avant garde support surface …
Une belle collection de photographies : Cartier Bresson, Faucon....
Etape 4 : Le Muséum d'Histoire Naturelle
113 avenue du général Leclerc.
Ouvert tous les jours de 9h à 18h week-end de 11h à 18h fermé jours fériés. Entrée gratuite.
La collection du Muséum couvre les principales disciplines naturalistes (botanique, minéralogie etc...). S'y déroulent régulièrement des expositions sur la faune et la flore de la région, sur les minéraux. Une salle est consacrée à la paléontologie : ne manquez pas la reproduction grandeur nature du Variraptor, dinosaure de la fin du Secondaire découvert dans le Var.
Continuez quelques mètres sur le même trottoir, jusqu'au palais de la Liberté et prenez le passage clouté devant la chambre de commerce. Remontez l'avenue vers la place de la Liberté et prenez la première à droite (juste après la Chambre de Commerce), rue Dugommier. Arrivé sur un parking, prenez la deuxième à droite. Vous verrez à votre droite le bâtiment qui accueillait, il y a quelques années, les Fantaisies Toulonnaises.
Etape 5 : Rue de la comédie « les Fantaisies Toulonnaises »
De 1770 à 1862 (construction de l’opéra de Toulon) se tenait derrière cette porte les spectacles Toulonnais. Cette salle fut construite par l’orfèvre Nicolas Boullet. Sur son fronton le commerce et les arts.
Après 1862 la salle périclita. Elle fut un hangar pour les décors, un garage. Aujourd’hui une salle d’exposition.
Notons que Clemenceau y tiendra une réunion particulièrement houleuse.
Retournez un peu sur vos pas et descendez la rue Dugommier jusqu'à la rue Jean Jaurès. Empruntez alors celle-ci vers l'ouest jusqu'à la place Senes. (Pizzéria et café Gaëtano). Prenez la traverse Saint Louis pour rejoindre l'église du même nom.
Etape 6 : Eglise Saint Louis
Initialement elle devait être construite sur la place d’Armes que vous venez de traverser.
Pour des raisons militaires (proximité des remparts) alors que les premiers murs avaient été construits, elle fut déplacée dans la rue attenante à l’emplacement d’un couvent.
Les moines tentèrent de s’opposer à leur éviction en vain. Les travaux démarrèrent début XVIIIème. En 1793, elle devint le temple de la raison. Elle ne fut consacrée comme église qu’au milieu du XIXème.
On raconte qu’un prêcheur de talent remplissait à chaque office l’église. Un Toulonnaise dira qu’il y avait tellement de monde que les gens se pressaient jusque dans l’eucharistie.
Rejoignez la place d'Armes en prenant la rue Jourdan en direction de l'est. Traversez la chaussée pour rejoindre et longer l'escalier monumental menant à la place. Rejoignez la place Monsenergue en traversant la carrefour de l'avenue Magnan.
Etape 7 : Place Monsenergue
Vous voilà sur la place Monsenergue.
Devant vous les grilles de l'arsenal, à gauche le Musée Naval, à droite un corps de bâtiments avec la porte de l'ancien séminaire des jésuites. En vous tournant sur votre droite vous pouvez apercevoir la place d'armes où devait stationner les gardes de la marine qui furent finalement installés dans l'arsenal. Toulon et la Marine Nationale c'est je t'aime moi non plus. Toulon qui a connu son véritable essor grâce à la marine va en souffrir. Louis XII, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Colbert, et Vauban vont peu à peu transformer le port de guerre, utilisé pendant les guerres d'Italie, en base navale de la méditerranée.
Sur le fronton du musée naval vous admirez les deux sculptures. A gauche Mars, dieu de la guerre, par Verdiguier, à droite, Minerve, déesse de l'intelligence et de la stratégie, par Maucord. Cette porte était celle de l'arsenal. Elle a été déplacée lors des derniers travaux de réfection en 1976. Il aurait été regrettable qu’elle soit détruite. Derrière les grilles de l'arsenal vous apercevez une tour. C'est la tour de l'horloge (ancienne vigie coiffée d'un campanile en fer forgé).
En quoi est faite la cloche au sommet de la tour... en bois, la cloche d'origine en bronze, est à ses pieds.
La porte monumentale (à votre gauche au bout du corps de bâtiment), ancienne porte du séminaire des jésuites (qui était rue Anatole France), a été réalisée en 1689. Aujourd’hui elle est uniquement décorative. Sur l’écusson figuraient des fleurs de lys encadrées par deux enfants qui seront effacées sous la Révolution.
Etape 8 : Le Musée Naval
Il est temps de pénétrer dans le musé Naval.
Que vous soyez grand ou petit vous ne le regretterez pas.
A l’intérieur du musée, toute la vocation de Toulon, port de guerre, point de départ des expéditions coloniales, vous sera dévoilé. A voir principalement :
- de nombreuses maquettes dont deux modèles (salle du bas) très spectaculaires : la Frégate La Sultane et Le Duquesne.
- des figures de proue dont celle du Neptune dont on retrouvera un moulage Rue Vezzani et passage du Capucin
- des tableaux et gravures sur Toulon et l'Arsenal ainsi que de nombreuses marines (notamment certaines de Vincent Cordouan)
- des objets de marine (canons, objet de navigation...) et le pupitre de commande du porte avion Clemenceau.
Pour rejoindre le port, il vous faudra emprunter le parking qui longe les bâtiments de la préfecture maritime. Longez ensuite le port en admirant la vue de ce lieu unique au monde.
Etape 9 : Le Port
Le quai Cronstadt est coupé de la ville par 4 longs bâtiments de sept étages de Jean de Mailly (prix de Rome contemporain du Corbusier), construits après la guerre sur les ruines des bombardements alliés. Il est vraiment difficile de voir la mer à Toulon...
Le premier quai a été construit au XIV°s par Pierre Medecis à ses frais avancés. Il s'était engagé à le finir pour la Saint Jean et devait être remboursé à la Toussaint. C'est aussi grâce à lui que Toulon pu avoir son premier conseil municipal en contre partie d'une redevance annuelle versée au comte de Provence. En 1316 Toulon n'a pas pu s'en acquitter et notre bon pierre obtint du comte un report de la dette en contre partie d'une hypothèque sur ses biens propres. Pour la petite histoire Pierre Medicis, XIII° amiral de France, ne siégea pas dans le premier conseil municipal de Toulon.
Au milieu du quai, la mairie d’honneur a été reconstruite à l’emplacement de l'ancien Hôtel de ville détruit en 1944. La porte, miraculeusement rescapée du bombardement allié qui dévasta tout le port, est supportée par deux atlantes de Pierre Puget. Premier ouvrage du célèbre sculpteur marseillais, terminé en 1657, elles représentent deux allégories : la force et la fatigue. A Toulon, Pierre Puget est connu pour ces deux statues qu'on appelle improprement les "Cariatides" de Puget alors qu'en fait ce sont des "Atlantes".
La différence entre les cariatides et les atlantes ? Les cariatides sont des statues féminines servant de support vertical alors que les Atlantes sont des statues masculines ayant le même but. Mais les Toulonnais continuent encore de nos jours à les appeler "Cariatides". Lors des bombardements de 1944, ces statues ont par précaution, été transportées hors de Toulon. A la reconstruction, elles seront replacées sur la nouvelle Mairie édifiée dans les années 60.
Devant la mairie d'honneur une statue de 3,40 mètres fait face à la mer et pointe son index vers le port. C’est la statue du Génie de la navigation ! Erigé en hommage à tous les marins illustres, c'est sous le sobriquet de "Cuverville" qu'il est le plus souvent désigné, en raison de l'orientation d'une partie de son anatomie, ou, plus sérieusement, en souvenir du vice-amiral de Cuverville, commandant de la flotte de la Méditerranée en 1895. Allégorie de l’esprit de conquête et d’exploration des grands marins, cette statue de bronze sculptée par Louis joseph Daumas en l'honneur de Louis-Philippe, est inaugurée en 1847. L'Histoire n'a pas épargné "Cuverville" ! Les bombardements alliés de 1944 abîment sérieusement son socle et ses bras qui seront stockés dans un entrepôt municipal jusqu’à sa restauration en 1959. Il est alors installé dans un cadre de verdure face à la rue d'Alger. C'est grâce à un référendum local officieux qu'il reprend sa place sur le carré du port.
Le piédestal est décoré de quatre bas-reliefs exécutés également par Daumas :
• l'histoire et la renommée gravant au burin les noms des marins illustre
• le barbare recevant au-delà des mers les bienfaits de la civilisation en foulant à ses pieds les attributs de la barbarie pour s’armer du symbole du commerce et de la paix
• la représentation des périodes de la navigation
• Toulon personnifié en Gaulois gravant sur un bouclier la date de l’inauguration du monument.
Face à Cuverville qui semble le pointer du doigt, sur la droite de l’autre côté du port, les derniers restes du Bagne de Toulon.
C'est dans le port de Toulon qu'arriva la Venus de Milo en France ainsi que l' obélisque de Louxor. Ce n'est pas en découvrant les beautés de la rade de Toulon que les bras lui en sont tombés, bien sûr. Certains disent que lors de sa découverte elle n'avait déjà plus de bras.
Mais alors, pourquoi Dumont d'Urville dans son rapport déclare qu'elle tenait dans sa main droite une pomme et dans sa main gauche une ceinture drapée? Elle a peut être perdu les bras à bord du navire qui l'amenait en France, mais personne n'a voulu en assumer la responsabilité. Pour Jean Aicard (poète varois) des nationalistes grecs qui voulaient empêcher son départ en ont été la cause.
Revenez sur vos pas jusqu'à l'embarcadère des bateaux pour la Seyne et les Sablettes. Traversez l'avenue de la République et remontez la rue d'Alger. Prenez ensuite la première à gauche, juste à l'angle de la boutique de notre équipe préférée, le RCT pour rejoindre la place Gambetta.
Etape 10 : La place Gambetta (office du tourisme)
Vous pourrez vous arrêtez ici quelques instants à l'office du tourisme. Devant la longue fontaine, un bronze représente la partie de carte de Pagnol. N'hésitez pas à vous joindre à Escartefigue et les autres pour prendre une photo souvenir.
Remontez ensuite vers le nord par la Rue du Noyer jusqu'à la Place du Globe.
Etape 11 : Place du Globe - La Maison de La Photographie
Rue Nicolas Laugier. Place du globe.
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h fermé les jours fériés. Entrée gratuite
Ce nouveau musée, ouvert en 2002, est riche d’un fonds de plus de 400 œuvres réunies notamment dans les années 80 par Marie-Claude Beaud. Œuvres d’envergure internationale ou œuvres d’artistes régionaux, les photos sont éclectiques et valent le détour.
Continez à remonter la rue Nicolas Laugier pour rejoindre la rue Pierre Sémard.
Etape 12 : Rue Pierre Sémard
La rue Pierre Sémard relie les remparts du 15ème sicèle à la ligne de défense construite sous Henri IV, place d'armes.
Suivez la rue Pierre Sémard vers l'Ouest jusqu'à la Place Ledeau. Remontez ensuite la rue d'Alger vers le Nord jusqu'à la place Puget.
Etape 13 : Place Puget
Lieu idéal pour faire une pause à la terrasse d’un des cafés ou pour chiner les jours de brocante.
Sur cette place se trouvaient les plus beaux hôtels de la ville. Victor Hugo y aurait séjourné en même temps que Georges Sand. Ne se connaissant pas ils ne se sont que croisé. Hélas peut-être ou peut-être tant mieux pour Musset et Chopin...
Admirez la fontaine aux trois dauphins (1782) dont la sculpture fut longtemps attribuée à Pierre Puget avant que justice soit rendue à Chastel.
Ecoutez Léon Vérane en parler:
« Sur ce duvet de molles mousses
On voit des perles voltiger
Des perles vivantes et brèves
Qui rêvent : « Mourir sur ces fleurs !»
Mais l'été aux mains d'or soulève
Ces guirlandes de perles brèves
Et les écrase sur son cœur »
Rejoignez la place Victor Hugo en empruntant la rue Jules Muraire vers l'est.
Etape 14 : L' Opéra de Toulon
Sur le coté gauche la statue grandeur nature de Raimu, célèbre acteur Toulonnais, qui a su si bien porter à l'écran les personnages de Marcel Pagnol. Qui ne se rappelle pas de la partie de cartes dans « Marius ».
Nous sommes ici sur la limite nord des anciennes fortifications. A l'est de la place les immeubles ont été surélevés sur une base plus ancienne allant du 12ème au 17ème siècle, au sud s’étend la vielle ville, à l'ouest les immeubles sont contemporain de l'agrandissement de la ville en 1852.
Napoléon III a fortement marqué la ville actuelle qui jusqu'en 1852 était encore enserrée par ses fortifications. Les murs tombent et la ville s'étend au nord vers le Faron. C'est grosso modo la partie au dessus du boulevard de Strasbourg qui ne manque ni de charme ni d'éclat.
L’Opéra est célèbre pour son acoustique. N'a-t-il pas été construit par Léon Feuchères sur les plans de Garnier (Opéra de Paris)... c'est un pur chef d'œuvre Napoléon III. Si vous avez la chance de le visiter ou d'aller écouter un opéra, allez au foyer. Vous verrez un immense tableau représentant la farandole de l'opéra Pétrarque écrit par Hyppolite Duprat, notre médecin musicien, qui ne connut la ni la chance ni la renommée qu'il aurait bien méritées.
Si l'opéra tourne le dos au boulevard de Strasbourg c'est qu'il avait été prévu l'aménagement d'une avenue allant droit vers la mer. Mais n'oubliez jamais qu'à Toulon tout est fait pour ne pas voir la mer.
De style néo-classique l’opéra a été inauguré le 1er octobre 1862, soit 13 ans avant l'opéra Garnier de Paris. Conçu par Léon Feuchères sous les auspices d'Apollon, ce temple de la musique jouit d'une acoustique exceptionnelle.
La façade principale est dessinée sur le nombre d'or comme le Parthénon d’Athènes construit par le célèbre Phidias. Il est considéré comme une des clefs du monde ou comme le critère de beauté par excellence. On retrouve ce nombre dans les étamines du tournesol.
À l’entrée des artistes sur le Boulevard de Strasbourg. Au dessus de la porte trône Apollon. Apollon, comme personne ne le sait, est le dieu de la lumière, de l’art et de la musique. C’est lui qui a terrassé le serpent Python, symbole de l’obscurantisme. Au dessus de lui admirez les six muses (Terpsichore, la danse, Thalie, la comédie, Calliope, la poésie épique, Erato, la poésie lyrique, Melpomène, la tragédie et Euterpe, la musique) œuvre du sculpteur Toulonnais Marius Montagne élève de Rude (1828-1879).
Sur le coté ouest les niches sont restées vides, la guerre de 1870 étant passée par là. Moralité faite l'amour et pas la guerre si vous aimez le beau et la sculpture.
L’opéra qui est considéré comme l'un des plus beaux de France, le plus grand de province (il peut accueillir 1800 spectateurs assis), et jouissant d'une acoustique extraordinaire. La scène occupe une surface de 22 mètres sur 18.
Continuez vers l'est dans la rue Jean Jaurès jusqu'à la place Sénès. Remontez alors la rue Pastaureau jusqu'à la Place de la Liberté.
Etape 15 : La Place de La Liberté
Maintenant vous voilà place de la liberté. Il est peut être temps de faire une pause à la terrasse d'un café.
Véritable place centrale du Toulon Haussmannien et point de ralliement pour beaucoup de Toulonnais ,la Place de la Liberté a été créée lors de l'expansion de la ville en 1852. D'abord appelée Place d'Armes, elle ne prend le nom de Liberté qu'en 1889.
Aux abords de la place, on trouve deux réalisations architecturales remarquables : le Grand Hôtel au Nord et le bâtiment des Dames de France au sud. Le Grand Hôtel a été conçu par l'architecte Jacques sur commande d'un richissime tanneur du nom de Salasc construit en 1868-1869.
L'histoire de la Place de la Liberté est intimement liée à celle du Monument de la Fédération, la fontaine au centre de la place. Œuvre des frères Allar, le Monument de la Fédération, aussi appelé "Statue de la Fédération", dont l'inauguration en 1890 devait célébrer le centenaire de la Révolution Française. L'inauguration n'a pas eu lieu en 1889 parce que M. Dutasta Maire de Toulon est mort le 14 juin 1889...
Longtemps, la Place de la Liberté est demeurée le lieu de promenade privilégié de la jeunesse toulonnaise. Aujourd'hui, grâce aux travaux de ré aménagement de la place et de ses abords, de larges terrasses de café s'y étalent avec en fond sonore le la fontaine.
Longez vers l'est le trottoir jusqu'au Palais Liberté puis traversez l'Avenue Vauban et rejoignez ainsi votre point de départ, les jardins Alexandre I.
